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Confessions intimes.  (Chapitre 5) posté le dimanche 15 avril 2007 09:12

    Finch ferma les yeux avant de se laisser glisser sur le canapé. Rien... Juste le silence et elle, seuls. Elle s'en était toujours voulu de ne pas avoir compris la détresse de Pauline et d'avoir attendu le dernier moment pour admettre la vérité. Elle soupira. Elle ne referait pas la même chose avec son demi-frère car se voilait la face ne sert à rien. Il lui arrivait de commencer des phrases et de les faire taire, comme si laissait son coeur parlait sans réfléchir était une grave erreur. Même si elle avait l'impression d'avoir évité de dire une énormité, elle se sentait toujours compressée par ce sentiment, ce manque, cet 'avoir eu envie de...' qu'elle n'avait pû assouvir.

Pauline: Finch... J'ai quelque à te dire...

Finch: Dis moi tout.

    Pauline dégluttit. Elle passa nerveusement la main dans ses cheveux, et s'arrêta au moment s'apprêtait à glisser le long de ses pointes. Un sourire étira ses lèvres malingres et elle sourit à Genny qui rêvassait au coin de la fenêtre.

Pauline: Ton frère est adorable. A-DO-RA-BLE !

     A ce moment-là, la jeune fille n'avait pas compris. Mais elle aussi, elle avait etouffée une phrase qui lui brûlait le coeur. Finch avait souri, Genny avait éclaté de rire. Parce qu'elles n'avaient pas compris les sentiments de leur amie.

     Les jours s'étaient alignés et entassaient dans la boîte à souvenirs dans une routine agréable. Même si Finch et Genny voyaient de moins en moins leur meilleure amie, l'idée qu'elle puisse aller mal ne leur avait pas traversé l'esprit. Peut être pour étouffé un doute un peu trop opressant.

    La sonnerie de la fin des cours tinta et Genny se précipita vers Finch qui l'attendait au portail, le visage livide.

Genny: Tu tires une de ces tronches ! XD Quelqu'un est mort ou quoi ?!

     Finch releva la tête pour la regarder, ses yeux roux brillant de larmes.

Finch: Tu savais qu'elle était malade ?

     La jeune fille fixa sa meilleure amie, tetanisée. Elle agita la tête pour chasser des idées noires qui n'étaient pourtant que pure vérité et respira profondément.

Genny: De quoi tu me parles, là ?!

Finch: De Pauline...

     Finch etouffa un sanglot alors que Genny la fixait, passablement enervée.

Genny: Arrête de blaguer avec ce genre de chose !

Finch: Je ne blague pas !

Genny: Si ! Tu dis ça comme si elle allait mourrir !

Finch: Genny... Elle avait une tumeur cérébrale.

     Genny sentit son coeur se figer dans sa poitrine et les larmes glissaient sur ses joues rosies par le vent froid.

Genny:Elle avait... Elle est soignée alors. *sourit*

Finch: Son enterrement est dans deux jours...

     Finch recula de trois pas avant de sourire tristement à sa meilleure amie et de tourner les talons. Genny se tût, la bouche entrouverte, elle observait les collégiens qui riaient et souriait comme si de rien n'était, alors qu'elle, venait de perdre sa raison de vivre. Son enterrement est dans deux jour... Elle fusilla du regard un jeune garçon qui l'avait bousculé et s'était excusé en riant. Genny respira profondément avant de fermer les yeux et laisser couler toute les larmes qu'elle avait contenu pour elle.

     Finch claqua la porte d'entrée et marcha comme une automate jusqu'à sa chambre sans prendre la peine de saluer son frère dans la cuisine. Card la remarqua et se précipita vers elle manquant de tomber à chaque pas qu'il effectuer. La jeune fille le regarda, sur le point de fermer la porte de sa chambre. Il la supplia du regard et elle la poussa un peu pour lui permettre de rentrer. Il s'assit sur le lit, sa cheville cassée lui faisant atrocement mal et la jeune fille se laissa glisser sur ses genoux. Card posa sa main sur sa tête, dans un geste rassurant.

Card: Tu peux pleurer... Je ne te laisserai pas seule, ne t'inquiète pas. Je serais toujours là pour toi.

     Finch releva la tête et l'enlaca tendrement, blotissant ses lèvres dans son cou à la recherche d'une chaleur humaine.

     Genny avait fermer la porte d'entrée, délicatement. Le portail qui surplombait la maison était resté grand ouvert. Elle avait laissé glisser ses vêtements sur le sol dans un geste monocorde. Son regard brouillé par la mélancolie avait cherché la fine nuisette blanche de Pauline. Elle l'avait trouvé, bien posée sur son lit. La jeune fille l'enfila, laissant le fin tissu glissait sur son corps nu. Genny se réfugia dans l'odeur de son Amie. Elle glissa les mains dans ses cheveux mauves et écrivit quelques mots sur son mur d'une blancheur éclatante.

     Chère Maman. Au moment où tu rentreras dans ma chambre pour voir si je ne t'ai pas dérobée une bouteille de vodka, tu liras ce mot, complètement saoule, tu croiras d'abord à une hallucination et ira te coucher. Demain... Un policier sonnera à ta porte et te préviendra que je suis morte. Alors tu te préciteras à la fenêtre, comme si je venais de mourrir le temps que ton regard se pose sur la porte. Tu verras la marre de sang sur le trottoir et tu pleureras sûrement plus que de raison. Tu te videras par les larmes de tout cet alcool que tu as ingurgité et tu supplieras Dieu de me redonner vie. Tu crieras ensuite 'Pourquoi ?' et tu reliras ce message, tu verras que la réponse est là, écrite proprement sur ce mur si blanc, si pur. Je l'ai Aimé plus que de raison, comme toi tu pleureras pour moi. Comme moi tu regretteras de ne pas avoir su dire 'Je t'aime' au moment fatidique. Elle était ma raison de vivre et tout l'amour que j'ai pu lui porter ne battra jamais cette amour de fille que j'ai à ton égard. Je ne te dirai pas de ne pas pleurer parce que c'est impossible. Je ne te dirai pas de m'oublier parce que c'est oublié. Je te demanderai seulement de comprendre. Comprendre qu'on aime sincèrement une seule personne dans notre vie. On peut en aimer d'autre mais plus de la même manière. Au revoir, Maman et A plus tard, beaucoup plus tard.

Genny. Je t'aime, Maman et même si tu ne me l'as jamais dit je sais que tu m'aimes aussi.

     Genny ouvrit la porte fenêtre, esquissa un dernier sourire. Sa main parcouru le fin tissu et elle blottit ses lèvres contre le textile dans un silence déroutant. Le vent glissa dans ses cheveux, elle enjamba la barrière de sécurité, le vent souffla dans ses cheveux, et elle se laissa tomber dans ce feutrement de vêtements si silencieux et pourtant si bruyant. Elle avait toujours rêvé de voler même quelques secondes.

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Confessions intimes.  (Chapitre 5) posté le dimanche 15 avril 2007 13:55

    Card esquissa un sourire timide. Kagami le remarqua mais n'osa rien dire. Cette situation devenait gênante. Il observa le jeune garçon en souriant, il aimait ses cheveux noir ébène et ses yeux auburns qui se mariait tendrement avec son teint si pâle. Ses ongles vernis rouge juraient avec son tempérament calme et introvertie. Ses mains... Si fines et féminines, elles avaient tout de suite attiraient le regard du jeune wataru.

Kagami: Hum... Tu dois avoir du succès auprès des filles, non ? ^^'

Card: *rougit* Oh... Oui >< Enfin... Je pense. Pas que je sois narcissique ! Juste que... Oh... Je ne sais pas en fait...

Kagami: Je te trouve mignon...

    Card sursauta avant d'esquisser un grand sourire.

Card: Merci ^^' *rougit*

Kagami: Et toi tu me trouve mignon ?! Oô

Card: Et bien... Heu... Oui. ><

Kagami: Pas que je m'intéresse à toi mais plutôt... Pour Finch ^^' 

    Le jeune garçon sourit timidement. Kagami n'osa rien ajouter, pétrifié par ses pensées un peu trop soudaines à son goût. Nikol avait toujours dit que les sentiments ne se controlaient pas mais l'idée de pouvoir aimer ne serait-ce qu'un peu le frère de Finch le rendait malade. Il le fusilla du regard avant de marmonner une insulte à son égard et Card fit comme si de rien n'était bien que vexé.

Kagami: Bon on les achète ces légumes --'

Card: Hum... Oui.

    Il regarda avec attention l'étalage avant de saisir un melon en souriant. Kagami esquissa un sourire satisfait et ne put s'empêcher de penser à quel point il pouvait être charmant quand il souriait. Sa main se posa sur la sienne dans un réflexe et les deux adolescents se regardèrent, pétrifiés.

Kagami: *retire sa main* Oô Je voulais voir un melon !

Card: Oui Oô

Kagami: On passe à la caisse ? Oô

Card: Je veux bien. Oô Mais on a légérement oublié d'acheter des légumes. Oô

Kagami: Le melon c'est.... ? Oô

Card: Un fruit Oô

Kagami: Alors Aisa se débrouillera pour le diner.

    Ils acquiescèrent l'idée et se précipitèrent vers les caisses en prenant garde à ne pas être trop proches. Arrivé au devant de la caissière, Kagami regarda Card, mal à l'aise.

Kagami: Je ne suis pas gay ><

Card:  MOI NON PLUS !

    La caissière les dévisagea avant de leur tendre la monnaie dans un geste non-chalant.

Kagami: Hum... ^^' Heu... Au revoir. ><

    La femme ne leur adressa même pas un regard et continua son travail, agacée.

Card: *regarde Kagami* ^^' Sinon tu es déjà sorti avec un garçon ?

Kagami: NAAAAAAAAAAAAAAAAAN ! Oô

Card: Ah... *rougit*

Kagami et Card: *rouge*

Card: Heu... ^^' On re... rentre ? ><

Kagami: Oui... Oô

    Kagami regarda Card, gêné.

Kagami: Et toi ? ^^'

Card: Quoi moi ? Oô

Kagami: T'es déjà sorti avec un.... garçon ? ><"

Card: Heeeu... Non ^^' *rougit*

Kagami: Et t'aimerai ?

Card: Heu... Et bien... *rougit*

Kagami et Card: ... ._.

Kagami: On rentre ? ^^'

Card: Très bonne initiative ><"

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Confessions intimes.  (Chapitre 5) posté le dimanche 15 avril 2007 15:39

    Aisa sursauta en appercevant Nikol dans le long miroir qui longeait le corridor. Elle posa sa main sur sa glace, mal à l'aise, ses yeux bleus s'animant d'une lueur de tendresse. Le jeune homme éclata de rire et elle remarqua qu'il n'avait pas vraiment changé malgré sa nouvelle couleur capillaire.

Nikol: Derrière toi ^^'

    La vieille femme se retourna, gênée et le regarde, un sourire maladroit pendu aux lèvres. Il l'enlaca tendrement et posa saa tête sur son épaule dans un soupir appaisé.

Aisa: Nikol...

Nikol: Sa fait longtemps, n'est-ce pas ? =D

    La vieillarde acquiesca d'un signe de tête, s'il y avait bien une chose à laquelle elle ne s'attendait c'était qu'il ne lui en veuille plus. Sa main frêle marquée par les traces de l'âge parcouru ses joues dans une caresse vaporeuse. Le jeune homme se laissa aller contre sa main en souriant tendrement à celle qu'il aimait tant.

Aisa: Tu ne m'en veux plus ?

Nikol: Plus du tout...

    Elle l'attira vers le salon où elle parti chercher la théière encore fumante posée sur le buffet avec deux tasses et esquissa un grand sourire en croisant le regard nostalgique du jeune homme.

Nikol: Je suis venu ici pour te parler...

Aisa: Me parler ?

Nikol: De toi, de moi... Raconte pourquoi tu as été comme ça, Aisa ? Dis moi tout. Je suis là pour ça... 

    Aisa servit deux tasses de thé avant de regarder le jeune homme avec un air mélancolique. Maintenant qu'il était parti, cet homme avait qui elle avait vécu toute ces années et s'était mariée, elle avait du mal à se souvenir de cette vie d'avant.  Elle soupira en souriant en croisant le regard du jeune homme.

Aisa: C'est une histoire simple mais compliquée. Pendant toute mon enfance et mon adolescence, pendant tout ces années que j'ai pû passer dans la demeure familliale, j'ai eu tout ce que je désirais. Je voulais une voiture, je claquais des doigts et elle était là, devant ma porte toute neuve, sortie d'un grand conscessioneur japonais. Mais vois-tu... Ce que j'ai toujours demandé à mes parents et qu'ils n'ont jamais pû m'offrir. C'était leur présence. Ils voyageait tout le temps, toujours absents, c'est à peine si je connaissais les traits de leur visage. Je recevais une lettre deux fois dans l'année, une pour mon anniversaire et une pour le Nouvel An et même ce pauvre bout de papier où trois mots étaient inscrits n'étaient pas de leurs mains. Maintenant que je suis enfin devenu assez matûre pour y repenser sans fondre en larmes et avec le recul je comprends que tout ces cadeaux qu'ils m'offraient sous le coup de mes caprices était juste une manière comme une autre de faire taire mon besoin d'affection. Mais à dix ans, qui pourrait comprendre ça ? J'ai grandi dans le luxe, sans aucuns problèmes, j'étais mignonne, riche et j'avais de bonnes notes. Sa avait des allures de paradis mais tout au contraire c'était tout sauf ça. Les filles de mon âge me jalousait et les garçons s'entêtaient à se moquer de moi. La primaire passa, difficilement mais elle passa tout de même mais à partir du Collège tout avait changé et seules les allures paradisiaques persistaient. Les filles sont devenues hyppocrites et mesquines, les garçons ont cessés de m'embêter et au contraire se sont occupés de moi. Je les ai tout de suite apprécié et moi qui n'avait jamais vraiment eu de personne avec qui avoir une relation amicale n'avait pas compris leur motivation. Je n'avais qu'onze ans mais j'étais déjà une de ces filles surdéveloppées. A quatorze ans je connaissais ma première véritable aventure amoureuse et découvrait les plaisirs d'une relation sexuelle pour la première fois avec mon petit ami. Celui que je considérais dans un excès de rêverie comme mon grand Amour. La seule chose que j'aurai retenu de cette relation fut le goût amer de son 'Je me suis bien vidé les couilles, merci !' après m'avoir plaqué. Toutes mes relations amoureuses se sont résumées à ça et malgré les témoignages qui disaient de continuer à espérer dans les émissions psychologiques, malgré les conseils de mon psychologue, je commençais à me dire qu'il fallait peut être cessé d'espérer. Puis je t'ai rencontré. Je t'ai tout de suite Aimé. Tu me respectais, me parler poliment sans faire allusion à ma poitrine généreuse, ne tenter jamais de me tripoter et puis tu m'écoutais. Les mois passaient et je te sentais de plus en plus distant, comme si tu voulais te détacher de moi lentement pour que la douleur d'une rupture soit moins amer mais moi, qui avait été une gamine pourrir gâtée pendant toute mon enfance n'avait pas supporté l'éloignement et ce bébé avait été le meilleur des prétextes pour te garder. Je suis désolée... J'étais juste amoureuse. Je t'en ai voulu atrocement, j'ai perdu une bonne partie de l'usage de ma jambe et ce bébé aussi... Je t'ai rendu malheureux et tu t'es fait exilé par ma faute. Je suis sincèrement désolée parce que maintenant avec le recul, l'arrivée de Kagami, le comportement de Finch à son égard, je me rends compte que si tu ne m'avais pas dit ça, si tu n'avais pas cessé de faire semblant de m'aimer, on serait toujours ensemble et je n'aurai jamais rencontré cet homme qui avait et a toujours le mérite d'avoir le titre de Grand Amour. Je n'aurai jamais rencontré l'homme qui m'a aimé sincèrement sans rien demander en échange, qui a essuyé mes caprices sans s'énerver et m'a redonner le sourire. Merci Nikol.

    Nikol se tût, bien qu'étant la meilleure personne pour connaître la vieille femme, il ne s'était jamais rendu compte du passé douloureux qu'elle avait pû vivre. Il serra ses mains dans les siennes emmêlant sa chaleur à la sienne et esquissa un sourire nostalgique.

Nikol: Merci de m'avoir aimé Aisa... Tu sais quand j'ai rencontré Kagami j'ai compris qu'il fallait que j'oublies ma rancoeur pour venir te parler, que je brave ce que l'on m'avait interdit pour venir t'enlacer. Avoir un wataru est une bénédiction... C'est une manière de vivre éternellement à travers cette personne qui vous suit tout au long de votre vie comme une ombre bienveillante et permanente. Mais pour le wataru, ce but, cette raison de vivre est une malédiction parce qu'au final, même si un wataru ne meurt jamais, nous ne sommes que le souvenir d'un personne bien plus vivante que nous, nous ne pouvons que ressentir les sentiments qu'elle a vécu mais nous ne pourrons jamais les vivre. J'ai compris avec Kagami que les autres ne pouvaient pas décider à notre place de notre avenir, moi aussi je veux vivre les sentiments. Et tout comme lui, je ne veux plus être un souvenir, je veux vivre tes souvenirs pour les rendre plus vivants. Même si je sais que tu en doute un peu, Kagami est quelqu'un de bien =) Finch est entre de bonnes mains.

Aisa: Je te fais confiance, Nikol...

    Le jeune homme se releva et embrassa la main tachée de roux de la vieille femme.

Nikol: J'ai quelque chose à faire mais je reviendrais... Tout les jours, toutes les nuits. Tu n'auras qu'à me faire signe, Aisa.

    Il esquissa un sourire avant de disparaître silencieusement dans un volupte argenté comme la poussière d'un miroir brisé.

Koïmé, Parc Municipal.

    Nikol s'empara d'un vieux journal posé sur un banc et commence à en tourner les pages, intéressé par les nouvelles. Il se laissa glisser sur le canapé de bois en souriant tendrement. Une jeune femme aux cheveux roux vint s'asseoir à côté de lui. Il la regarda du coin de l'oeil. Elle n'avait pas perdu cette habitude de venir tout les jours à la même heure sur ce vieux banc miteux. Le jeune homme baissa son journal, tourna la tête vers la jeune femme et esquissa un sourire mielleux.

Nikol: Sa fait longtemps Daphnée, n'est ce pas ?

    Daphnée tourna le regard vers lui et sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine en reconnaissant le jeune homme.

Daphnée: Nikol...

    Elle esquissa un sourire, ses yeux brillant de larmes mais secoua la tête pour ne pas pleurer. Il éclata de rire. Elle était toujours aussi orgueuilleuse. Sa main caressa sa joue rosie et il admira ses traits si fins et parfaits.

Nikol: Ne pleure pas... J'ai quelque chose à te dire.

Daphnée: Hum ? Tu sais que tu n'as pas le droit d'être i...

    Nikol la coupa en posant un doigt sur sa bouche et déposa délicatement ses lèvres contre les siennes. Le temps se figea, seuls dans les bras l'un de l'autre, les deux interdits s'étaient aimés.

 

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Confessions intimes.  (Chapitre 5) posté le dimanche 15 avril 2007 16:26

    Card et Kagami s'étaient précipités dans leur chambre commune après le fameux diner où une salade melon avait été mise en avant comme plat principal, Finch n'avait pas pris la peine d'y assister et avait foncé dans le jardin sans un mot. Elle a besoin d'être seule... avait expliqué Kagami à Card et Aisa en souriant, compatissant.

    Le jeune garçon referma la porte et observa Card étendu sur le lit prêt à s'endormir. Il s'assit à côté de lui, en sifflotant, mal à l'aise. Il tourna la tête vers le jeune wataru avec un air concentré. Kagami tressauta et tomba sur la moquette dans un bruit fracassant.

Kagami: Pôv' con ! èé Je me suis fait mal !

Card: Diiis... T'as déjà embrasser un garçon ><" *rougit*

    Kagami se tût, retira ses chaussettes et se laissa tomber sur le lit, mal à l'aise.

Kagami: Non... Pourquoi ?

Card: Comme ça... Moi non plus ^^' *rougit*

Kagami et Card: ... ._.

Kagami: Et t'aimerais ?

    Card dévisagea le jeune garçon en rougissant.

Card: J'ai jamais essayé... J'en ai vraiment aucune idée ><"

    Kagami se rapprocha de lui en souriant tendrement.

Card: Et toi ?

Kagami: Pareil...

    Card releva la tête pour regarder le jeune wataru dans les yeux.  Leurs lèvres tremblantes se rapprochaient, sûrement un peu trop à leur goût mais le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas et dans un réflexe Card ferma les yeux, paisible. Kagami attrapa ses épaules et ressera son étreinte quand Aisa entra sans toquer. Ils tombèrent chacun d'un côté du lit dans un bruit strident.

Card: Aiiiiiiiiiiiiiiiiie ! Je me suis fait mal à l'orteil ><"

Kagami: Oô *fixe Aisa* On vous a jamais appris à toquer ! Pauvre Andouille !

Aisa: Désolée de vous déranger mais est-ce que vous sauriez où est Finch ? Elle n'est ni dans le jardin ni dans la maison...

Kagami: Elle est là où il faut qu'elle soit...

    Le jeune wataru esquissa un sourire satisfait tandis qu'Aisa et Card le fixait, crédule.

    La jeune fille marchait silencieusement dans le port, tanguant docilement entre l'eau et les pierres. Elle s'arrêta et observa la lune qui éclairait la ville. Finch courut jusqu'au troisième poteau et souleva habilement l'affiche d'un vieux cirque dépassé depuis longtemps. Un sourire étira ses lèvres.

Finch: *chuchote* Card est adorable. A-DO-RA-BLE. Elle est dingue. Chut on écrit, là >< Finch, Genny & Pauline.

    Elle caressa la gravure du bout des doigts, elle se souvenait encore de la rude bataille qu'elles avaient menée pour trouver un compas digne de ce nom et gravers ces écrits stupides dans le vieux bois de ce poteau. La jeune fille pointa l'objectif de son appareil dessus et appuya en souria sur le déclencheur. 

    Elle se laissa glisser sur le rebord de la plate-forme et admira un vieux pointu se profilait à l'horizon.

    Aisa avait refermé la porte, laissant Kagami et ses énigmes avec Card. Les deux adolescents se regardèrent gênés et le jeune wataru se jeta sur ses lèvres s'en prévenir. Il ressera son étreinte pendant que Card glissait ses mains dans ses cheveux. Kagami se recula et esquissa un sourire satisfait.

Card: *rougit* Heeeu... ^^' Sa t'a plû ? ><"

Kagami: Et bien... Heeeu... ^^'

Card et Kagami: ... ._.

    Kagami écrasa ses lèvres contre les siennes en souriant niaisement.

Kagami: Je recommence... Alors je crois que oui, sa m'a plû.

    Card l'enlaca en riant avant de le basculer sur le lit. 

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Confessions intimes.  (Chapitre 5) posté le dimanche 15 avril 2007 16:47

    Aisa soupira, rassurée, en appercevant Finch poussait le vieux portail de fer forgé qui surplombait la grande porte de chêne. Elle ouvrit la porte en souriant, la vieille femme l'enlaca tendrement.

Aisa: Tu es trop jeune pour passer la nuit dehors, tu sais ? ><

Finch: Oui mais j'avais besoin d'être seule ^^' Maintenant ça va mieux.

    Card et Kagami dévalèrent les escaliers, le rouge aux joues. La jeune fille se rua sur son frère pour embrasser amoureusement ses joues tandis que Kagami n'héritait que d'un simple bonjour lâché au passage. Il soupira, agacé. Il n'aimait pas vraiment qu'elle tripote son petit ami. Finch le fusilla du regard en se demandant vaguement la raison de ses grognements.

Finch: Vous avez bien dormi ?! *-*

Card et Kagami: Et bien en fait... C'est à dire que... *rougit* Pas vraiment ._.

    Finch regarda Card suspicieuse puis Kagami. Elle esquissa un sourire ravi avant de fixer son wataru avec un regard narcissique des plus volontaires.

Finch: C'est ton petit ami ! XD

Card et Kagami: *rougit* Oooh ><

Kagami: Bah oui ^^' C'est mon ami... petit ^^' Card est petit et c'est mon ami ><"

Finch: Ne te fous pas de ma gueule =)

Kagami: Je ne me fous pas de toi !

    La jeune fille lui sauta dessus et tira ses cheveux avec ardeur tandis que le jeune garçon lui mordait violement l'avant-bras.

Finch: JE N'AIME PAS QU'ON SE FOUTE DE MOI ! èé SURTOUT TOI !

Une baston digne des plus grands films féminins plus tard.

Finch: Vous sortez ensemble ? èé

Kagami: Oui --'

Card: *tombe dans les pommes sous le coup de l'émotion*

Kagami: Quelle tapette Oô

    Finch éclata de rire avant d'aider son frère à se relever, elle l'enlaca avant de se reculer en souriant.

Finch: C'est déjà mieux que toutes les putes que tu m'as ramené *-*

Card: Finch... Ca va ?

Finch: =D C'est qu'un chagrin d'amour, Card et en plus, je suis d'une humeur massacrante... Bisous =)

    Elle tourna les talons et gravit les escaliers dans l'idée de préparer ses valises pour retourner chez son père et... sa mère.

    Conis regardait Jake avec un air de reproche. Certes d'une manière un peu brutale, elle lui avait expliqué qu'elle ne supportait plus le comportement qu'il avait vis-à-vis de leur fille unique et la femme était plutôt fière du résultat. L'homme se releva, son nez ensanglanté, une bosse surplombant son front à la ligne parfaite.

Jake: Merci...

Conis: De quoi ?

Jake: De m'avoir expliqué... Je me rend compte que j'ai très mal agi avec elle.

Conis: Ce n'est rien... Elle te pardonnera si tu fais des efforts. =) Sur ce j'ai quelque chose à te dire...

Jake: Hum ? *se masse la machoire*

Conis: Je suis enceinte ><

Jake: Oô D'un bébé ?

Conis: Noooon --' Du chien du voisin...

Jake: Oh...

Conis: Oui oh...

Jake: >< Si c'est un garçon il s'appelle Leer ! èé

Conis: Oui, oui =)

    Finch toqua à la porte quelques minutes plus tard. Conis lui ouvrit, un sourire angélique bordant ses lèvres fines.

Conis: Tu es rentrée seule ? ><"

Finch: Oui... J'ai une demande à vous faire.

Conis: *la fait entrer* Tout ce que tu voudras.

Finch: *regarde son père* Je voudrais aller dans un pensionnat.

Jake: A cause de nous ?

Finch: Non pour oublier un amour ^^'

    Jake ébouriffa les cheveux de sa fille avant de la serrer tendrement dans ses bras. Finch sembla surprise de ce geste d'affection mais n'ajouta rien.

Jake: Tu tomberas sur un garçon bien... Card est complètement à côté de la plaque niveau fille ^^'

Finch: Oh ça je sais ! *grand sourire*

Conis: Bon et bien... Nous allons nous renseigner ^^'

    Finch regarda la femme avec un sourire ravi.

Finch: Merci maman.

 

 

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